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L’écriture est la peinture de la voix

Voilà donc des mois, des années, que le champ économique occupe le premier plan de l’espace médiatique, de l’espace politique.

 

Sacrifions donc à la tendance, écoutons le sage et cynique Oscar Barenton.

 

Avoir fait fortune, c’est posséder un peu plus d’argent que les gens qu’on fréquentait la veille. Juste assez pour pouvoir les laisser tomber.

 

Mieux vaut investir une place forte qu’un capital. Il arrive qu’une place forte soit rendue. Un capital investi ne se rend jamais.

 

Un aventurier est toujours de bas étage. S’il était de haut étage, ce serait un homme d’affaires.

 

Les économistes ont raison, le capital est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.

 

On travaille mal dans une usine où l’on ne voit pas clair. Pour qu’on y voie clair, il faut un bon éclairage et une bonne comptabilité.

 

Pour diriger les hommes, il faut les connaître. Pour les connaître, il faut les écouter.

 

Tout se paie, et il y a deux monnaies : l’argent, et la satisfaction de vanité. Si vous avez le choix, et que vous êtes débiteur, payez en vanité, car c’est une monnaie que vous émettez vous-même et dont l’émission n’a pas de plafond. Si vous êtes créancier, choisissez l’argent : vous aurez la vanité par surcroît.

 

Un journal ne peut pas écrire : « N’achetez pas les produits de la société Lambda, ils ne valent rien », ce serait de la diffamation. Mais il peut écrire : « N’achetez pas les actions de la société Lambda », parce que ça, c’est de l’information financière.

 

Merci à Voltaire, pour le titre de ce billet.

 

Sic transit mundi.

 

Jean-Philippe Behr

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Genèse

11 décembre 2011 Laisser un commentaire

Au commencement, il n’y avait que le Conseil d’Administration.

 

Le premier jour, il créa l’assemblée générale, et se fit reconnaître par elle comme le Maître de toutes choses.

 

Le deuxième jour, il nomma le Président.

 

Le troisième jour, il nomma le Secrétaire.

 

Le quatrième jour, il choisit la grande table ovale autour de laquelle se réunir.

 

Le cinquième jour, il répartit les jetons de présence.

 

Le sixième jour, il choisit un homme et le nomma Directeur Général. Puis il lui dit : « tu travailleras à la sueur de ton front ».

 

Le septième jour, il se reposa.

 

Tout comme le huitième, et tous les jours suivants.

 

Le Conseil d’Administration, ayant tout fait, se reposa.

 

Car le Directeur Général était bon.

 

Jean-Philippe Behr

(Adapté d’un ouvrage aux Editions d‘Organisation)

 

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