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Le livre papier en dégringolade de 15 %

13 février 2012 1 commentaire

Qui peut encore croire que la chaîne du livre n’est pas en train de vivre une vraie révolution ?

Moins 15 %, c’est la diminution du chiffre d’affaires de l’édition papier, en 2011, aux Etats-Unis (*).

Vous voulez d’autres chiffres ? La catégorie « Adult-hardcover » (primo-édition) est en chute de 19 %. La catégorie « Adult-mass-market » s’effondre de 35 %. Les catégories enfance « Children » sont en baisse de 9 %.

Petit clin d’œil, sans doute significatif de l’état d’esprit outre-atlantique : la catégorie « Religious » est en hausse de 9 %…

Examinés mensuellement, ces chiffres se retrouvent peu ou prou dans chacun des mois. On assiste donc bien à une tendance de fond.

Voilà pour le papier.

Pendant ce temps, les livres numériques (E-books) sont en hausse de 123 %. Cette catégorie représente 17 % du chiffre d’affaires de l’édition aux Etats-Unis. Bien davantage en volume, quand on connait la politique prix d’Amazon !

Tout cela est fort bon, mais c’est bien loin, l’Amérique…

Eh bien, en France, le marché du livre a reculé de 1 % en 2011 (**), continuant à se dégrader pour la seconde année consécutive.

Compte tenu de l’évolution des prix des livres, le tassement des ventes s’établit même à -3% en volume.

La seule catégorie en forte progression est la vente à distance (+5,5%). Voilà une bien mauvaise nouvelle pour nos amis libraires…

La filière économique du livre est la plus importante des industries culturelles. De l’auteur au lecteur, en passant par l’éditeur, le diffuseur, le distributeur, le détaillant ou la bibliothèque, toute la chaîne du livre est en train d’entamer une mutation rapide et profonde, qui nécessitera de conjuguer innovation, nouveaux modèles économiques, nouvelles pratiques d’écriture et de lecture, diversifications, partenariats, etc…

Rappelons, au passage, que le Cabinet BL accompagne dans ces transformations tous les acteurs économiques de la filière. Contactez-nous, pour maîtriser le changement au lieu de le subir !

Sic transit mundi.

Jean-Philippe Behr

(*) chiffres USA :  annuels sur 12 mois glissants, à fin novembre 2011, selon l’A.A.P. : Association of American Publishers. Ne comprend pas le livre scolaire ou universitaire

(**) chiffres France : enquête annuelle Livres Hebdo / I+C

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Enquête Presse-Magazine, ou comment conjuguer banalités, poncifs et lieux communs

7 décembre 2011 Laisser un commentaire

Temps maussade, pluie et fraîcheur… et un coup de gueule… Cette semaine, ça m’a énervé !

Le S.P.M., Syndicat de la Presse Magazine, a rendu publique la synthèse de sa fameuse (fumeuse ?) enquête sur « l’efficacité conjuguée print + web ».

L’étude semble présenter toutes les garanties de taille et de représentativité du panel consulté.

Elle prétend démontrer la parfaite complémentarité entre papier et écrans. Personne n’en doute, mais on peut s’interroger sur la manipulation intellectuelle, tant du questionnaire que de son exploitation.

Dans une enquête d’opinion, pour obtenir ce que l’on cherche à démontrer, il suffit de poser les bonnes questions…

Au-delà de cette  observation, les conclusions tirées de l’étude sont en fait bien peu intéressantes.

« Les sites de presse présents dans le top-100 [des titres] touchent 52 % des internautes ».

Au-delà du top-100, l’audience est minuscule. J’en conclus que près de la moitié des internautes ne lisent pas de magazine… Ce n’est pas très glorieux, d’autant plus que je rappelle, pour mémoire, que 59 % des Français lisent un magazine auquel ils sont abonnés eux-mêmes (source OJD). Ceci, sans compter les lecteurs sans abonnement, qui sont nombreux !

« Plus de 98 % des valeurs perçues par les internautes  » se retrouvent  » sur les sites des marques de presse ».

Ah bon ? Le contraire aurait été étonnant ! Voici donc une information passionnante ! Ça veut donc dire qu’il y a quelque chose de commun entre l’hebdo du Nouvel Observateur et son site ? Je suppose que les agences qui développent les sites prennent soin de ne pas perturber leurs lecteurs, non ?

Gardons le pompon pour la fin :

« En termes de contenus, les lecteurs considèrent que les sites web : enrichissent (82 %), prolongent (62 %), ou complètent (62 %) l’expérience papier ».

Vous apprenez quelque chose, en lisant cela ? Et la subtile distinction entre enrichir, prolonger, compléter, est singulièrement topique.

Je suppose que les adhérents du SPM ont été heureux de savoir qu’ils étaient cohérents avec eux-mêmes…

… et que leur cotisation sert à le leur dire.

Sic transit mundi.

Jean-Philippe Behr

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Explosion de la lecture numérique

11 novembre 2011 Laisser un commentaire

Lire des livres numériques : bien plus qu’un engouement passager

Tous les 18 mois, est menée aux Etats-Unis une étude sur le comportement des consommateurs à l’égard de la lecture de livres numériques (e-books). Elle est extraite d’une enquête annuelle massive, portant sur 65 000 lecteurs, adultes et adolescents. La dernière mouture de cette étude, qui sera rendue publique le 21 novembre, est riche d’enseignement.

Examinons ensemble quelques chiffres.

Parmi les personnes ayant acheté au moins un e-book durant les 18 mois qui précèdent, près de 50 % sont prêts à attendre 3 mois pour obtenir la version électronique de leur auteur favori, plutôt que de lire immédiatement sur papier. Lors de la précédente enquête, seuls 38 % déclaraient accepter d’attendre aussi longtemps.

Parmi les « grands lecteurs numériques » (définis comme les consommateurs d’au moins un e-book par semaine), plus de 46 % déclarent avoir dépensé davantage, en achats payants. Lors de la précédente étude, seuls 30,4 % déclaraient avoir augmenté leurs achats. Cette information est particulièrement intéressante, car il est avéré que le comportement des « grands lecteurs » préfigure celui des consommateurs moyens, d’un délai compris entre 3 et 6 mois.

Le degré de satisfaction envers les appareils de lecture (liseuses, tablettes) est élevé. 75 % des personnes sont satisfaits, parmi lesquels 38 % se déclarent « très satisfaits ». Moins de 5 % considèrent que l’appareil ne valaient pas le prix qu’ils avaient payé pour l’usage qu’ils en ont.

Les barrières à l’accès aux e-book tombent. A la question « quelle serait le seul frein à lire davantage d’e-books ? », 33 % ont répondu « rien » (à comparer à 17,6 % dans l’enquête précédente).

Le rouleau-compresseur Amazon poursuit sa route, restant la source préférée pour l’acquisition d’e-books (stable, à 70 %) et comme source d’information (à 44 %). Barnes & Noble arrive en second avec 26 %, Apple en troisième position. A noter : une montée en puissance des bibliothèques, comme source appréciée d’achat d’e-books.

L’étude, en considérant les hauts niveaux de fidélité et de satisfaction, prévoit une poursuite de la forte croissance de la lecture numérique, l’e-book devenant à terme le principal canal de lecture pour beaucoup d’Américains. Elle constate aussi, à propos de la lecture d’e-books, que l’attitude et le comportement des consommateurs évoluent de mois en mois, et non pas d’année en année..

Alors, que penser de tout cela ?

En France, les frémissements d’un décollage se font sentir. Les mots Kindle ou Kobo feront bientôt partie de notre quotidien.

Il n’y a aucune raison objective à ce que le livre numérique ne suive pas ces traces américaines. Le Royaume-Uni, bénéficiant d’un atout linguistique, s’est déjà envolé. L’Espagne est en phase de démarrage. L’Allemagne et la France, à la traîne, ne vont pas tarder à suivre, comme on l’a vu lors de la toute récente Foire du Livre de Frankfurt.

L’étude nous enseigne surtout que l’usage d’un outil façonne notre posture. Tant que nous n’avons pas manipulé, apprivoisé, un nouvel appareil, la défiance et la réserve sont de mise. Le dicton ne dit-il pas : « l’essayer, c’est l’adopter » ?

Sans doute peut-on légitimement confronter les avantages du papier, et les limites (y compris sur le plan environnemental) de la lecture numérique.

Mais, s’il pleut demain, puis-je contrecarrer la météo ?

Jean-Philippe Behr

Graphiques lecture numérique USA

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Librairie-fiction – interview imaginaire, année 2021

3 novembre 2011 2 commentaires

(Journaliste) Nous sommes aujourd’hui chaleureusement accueillis dans une des dernières librairies de Paris. Merci de nous recevoir autour d’un café bien sympathique. Vous êtes à la tête de cette entreprise depuis bien longtemps ; vous avez dû voir pas mal de changements…

(Libraire) Bienvenue chez nous ! Effectivement, tout a changé, et surtout depuis une dizaine d’années. C’était déjà difficile avant, mais ça s’est accéléré à partir de 2012, il y a à peu près 10 ans. D’ailleurs, il ne reste plus à Paris que quatre-vingt librairies généralistes indépendantes comme la nôtre. On a un peu l’impression d’être les rescapés d’un naufrage… On a été protégés pendant 30 ans par le prix unique, mais, après 2012, ça n’a pas suffi, parce que le modèle économique de la chaîne du livre s’est complètement transformé.

Ce qui frappe en poussant la porte, c’est qu’il y a très peu de p-livres, de livres-papier…

Oui, il y a encore 10 ans, on croulait sous la logistique. Aujourd’hui, sur les étagères, il ne reste plus que les p-livres pour les enfants, et des beaux-p-livres. Mais c’est tout le métier qui a changé. Autrefois, on se souvient que le client prenait son temps entre les tables, devant les rayonnages. Et il achetait les ouvrages, en papier, qu’il avait pu manipuler sur place, en profitant parfois des conseils du libraire. Il y a eu un premier grand bouleversement des comportements, au début des années 2000 : les librairies ont été cantonnées dans les seuls achats d’impulsion : lorsqu’un lecteur cherchait quelque chose de précis, il le commandait sur internet et se le faisait livrer chez lui. Les petites librairies ont alors commencé à disparaître, parce que l’éventail du choix était insuffisant. Seules ont subsisté les librairies de niches, et les grandes surfaces et les chaînes, spécialisées ou non.

Quel est réellement votre métier ?

Comme je l’ai dit, pour simplifier, il y a 20 ans, un libraire, c’était un épicier, il vendait de la marchandise. Quand toute la profession a commencé à vaciller, les libraires se sont aperçus que leur vrai métier, c’était celui d’un médiateur, positionné entre l’auteur et le lecteur. Il y a aujourd’hui profusion des titres : on est passé en 10 ans de 70 000 nouveautés par an à 250 000. Dans ce labyrinthe, les lecteurs ont besoin d’un intermédiaire, d’un conseiller. Entre les best-sellers, dont tout le monde parle, et la myriade des titres d’un intérêt nul ou très limité, il y a tout un monde de textes qui méritent d’atteindre un public. Lire un ouvrage, c’est échanger son temps, rare,  contre du rêve ou de la connaissance. Le libraire est donc le seul professionnel qui réunit un livre et un lecteur. Les logiciels croient savoir le faire aussi, mais de façon automatique, déshumanisée. Nous sommes les entremetteurs du livre… En plus de tout cela, on fait aussi de la petite édition. Les éditeurs ont été aussi impactés que nous par la révolution numérique, et beaucoup d’auteurs se passent désormais des éditeurs.

En fait, la vente de p-livres et d’e-livres ne représente plus qu’une toute petite partie de votre activité…

Exact. D’ailleurs, comme vous voyez, on n’a pas tellement l’impression d’être dans une librairie, ici… Ça ressemble davantage à un salon, ou un cabaret. On organise 200 événements par an : concerts, repas-rencontres, signatures, accrochages, mini-défilés, lectures, dégustations, prix littéraires, en fait des manifestations de tous genres. Nous sommes devenus des spécialistes de l’activité culturelle de proximité. La seule différence avec les autres lieux, et le point commun entre toutes ces manifestations, c’est l’écrit. Dans mon compte de résultat, les livres ne représentent que 20 % de la marge nette. Mais j’ai besoin du livre pour légitimer toutes ces autres activités… Et ce que je fais pour le livre et pour l’écrit, je le fais aussi pour la musique, pour la vidéo, pour les jeux.

En pratique, si je veux acheter un livre, ça fonctionne comment ?

Sur cette borne, une fois que vous avez sélectionné un titre, vous choisissez si vous préférez un p-livre ou un e-livre. Si c’est un p-livre, vous avez alors plusieurs possibilités. Il faut décider si vous voulez des bonus, ou non : aujourd’hui, 90 % des p-livres proposent des enrichissements numériques. Dans ce cas, une puce RFID à l’intérieur de la couverture vous permet, et à vous seul, d’accéder à ces contenus numériques. Vous pouvez faire imprimer votre p-livre sur place, sur la presse numérique qui est dans l’arrière-boutique, et vous repartez alors avec votre p-livre broché. Si vous voulez l’offrir et l’envoyer à quelqu’un, ça fonctionne comme Interflora : ce sera imprimé au plus près du bénéficiaire, et vous économisez des points-carbone. Vous aurez une réduction si vous acceptez une impression retardée de 24 heures. Et si vous souhaitez une reliure ou une finition particulière, un papier différent, une mise en page spéciale, toutes les solutions sont possibles ! En réalité, beaucoup de clients choisissent un produit mixte, pour un prix à peine plus élevé : un p-livre, plus un e-livre. Ça leur permet d’avoir en même temps les avantages du papier et ceux du numérique. Bien évidemment, certains clients profitent aussi de la machine pour faire de l’impression à la demande, pour leurs propres besoins. Pour nous libraires, l’envoi d’office a disparu, tout comme la gestion des retours.

Et pour les e-livres ?

Autrefois, il y avait plein de plateformes différentes de chargement, des formats propriétaires, selon que vous possédiez tel ou tel appareil. Aujourd’hui, tout ça est derrière nous, maintenant que les bagarres entre toutes ces grandes multinationales se sont terminées par une normalisation générale. Regardez : une tableuse comme celle-ci, flexible et dépliable, peu onéreuse, avec de l’encre électronique couleur, permet de lire agréablement textes, images, vidéos. Et elle est quasi-autonome, avec son écran rechargeable à la lumière. D’ailleurs, votre bibliothèque, elle n’est pas dans la tableuse, elle est « dans les nuages », comme on dit, et vous garderez l’accès à cette bibliothèque si vous changez de machine ou si les formats de fichiers évoluent. Alors, pour les e-livres, là aussi, vous choisissez vos options. Ce sera un peu plus cher si, par exemple, vous voulez pouvoir prêter votre e-livre, si vous voulez pouvoir l’imprimer. Et ce sera moins cher si vous ne faites qu’emprunter l’e-livre : l’accès au fichier s’autodétruira, au bout d’une durée que vous pouvez choisir.

Un dernier mot, avant de nous quitter ?

En réalité, le fond du métier de libraire aujourd’hui est peu différent de celui d’hier. Le libraire distille le besoin de découvrir, il permet au lecteur de se repérer dans la jungle de la production, il favorise l’accès aux voix neuves de la création. Il permet de trouver ce que l’on ne cherche pas. C’est un humaniste enthousiaste, qui est parvenu à monétiser sa curiosité à l’égard de tous les contenus culturels.

Mais, des libraires, il n’en reste pas beaucoup, en 2021…

Jean-Philippe Behr

« Bientôt, tout le monde lira sur des écrans »

 

Une prophétie qui ne manque pas de sel… quand on s’aperçoit qu’elle date de 1782 !

 

On lit ainsi, sous la plume de Louis-Sébastien Mercier :

 

« On ne lit presque point à Paris un ouvrage qui a plus de deux volumes. Nos bons aïeux lisaient des romans en seize tomes, et ils n’étaient pas encore trop longs pour leurs soirées. Pour nous, bientôt, nous ne lirons plus que sur des écrans. »

 

Cet extrait figure dans le tome 2 du « Tableau de Paris », chapitre 144, page 132 de l’édition corrigée et augmentée parue à Amsterdam en 1782.

 

Je ne résiste pas au plaisir de citer trois autres passages du même « Tableau de Paris » :

 

« Tout le monde se plaint et se dit ruiné : imprimeurs, libraires, auteurs. Les premiers ne veulent rien acheter ; et quand ceux-ci impriment à leurs frais, les libraires ne donnent aucun cours au livre. Les contrefacteurs (race indestructible), pendant ce temps, s’emparent de l’ouvrage, et l’auteur a perdu son salaire, et de plus ses avances. Voilà l’état de la librairie. »

 

« Il faut être court et précis, si l’on veut être lu aujourd’hui. »

 

« Il faut beaucoup de livres, puisqu’il y a beaucoup de lecteurs. Il en faut pour toutes les conditions, qui ont un droit égal à sortir de l’ignorance. Il vaut mieux lire un ouvrage médiocre, que de ne point lire du tout. »

 

Reste une interrogation : que voulait dire Louis-Sébastien Mercier, lorsqu’il pensait aux « écrans » ? Que signifiait ce mot à l’époque ?

 

Au sens de pare-feu, d’écran de cheminée, le mot est attesté à la fin du 13ème siècle. Le « Dictionnaire universel » d’Antoine Furetière, dès la primo-édition hollandaise de 1690, prend l’exemple suivant : « Ôtez-vous, je ne veux point d’écran si épais à celui qui se met devant un autre pour empêcher qu’il ne se chauffe ».

Au sens plus général d’un objet interposé qui dissimule ou protège, le premier usage daterait de 1538, d’après le « Dictionnaire culturel en langue française » d’Alain Rey.

 

Le second sens, d’une surface plane sur laquelle se projette une image, n’apparaît qu’au 19ème siècle (1859). Emile Littré dans son « Dictionnaire de la langue française » évoque une toile blanche tendue sur un chassis dont les dessinateurs et les graveurs se servent pour amortir l’éclat du jour.

 

Le mot écran renvoie ainsi à deux notions apparemment contradictoires : ce qui cache, et ce qui montre… Les écrans sont des objets interposés, qui empêchent la vision directe, mais qui peuvent montrer autre chose. Cette seconde acception est postérieure à 1782.

 

Dans sa phrase, Louis-Sébastien Mercier veut illustrer l’idée selon laquelle on lit de moins en moins. On ne peut donc interpréter le mot « écran », dans cette phrase, que de la façon suivante : « Pour nous, bientôt, nous ne lirons plus que des textes pas plus longs que s’ils étaient imprimés sur des écrans de cheminée ».

 

Non, l’auteur du « Tableau de Paris » n’est pas auteur de science-fiction (encore qu’il ait écrit « L’an 2440, rêve s’il en fut jamais »).

 

Mais cette ambiguïté du mot écran nous aura fait sourire un instant…

 

Jean-Philippe Behr

Tableau de Paris