Je n’aurai pas le temps

Je n’aurai pas le temps, pas le temps. Même en courant, plus vite que le vent, plus vite que le temps. Même en volant, je n’aurai pas le temps, pas le temps. Même en cent ans, je n’aurai pas le temps, pas le temps (Michel Fugain)

 

Je n’ai pas le temps. Je dois voir mes clients. Répondre à ce foutu appel d’offres, dont la date limite est demain. Rencontrer mon chef d’atelier, qui menace de démissionner s’il n’a pas sa prime. Renégocier le prix de mes papiers. Préparer la prochaine réunion du Comité d’Entreprise. Appeler le constructeur pour régler définitivement la panne sur la machine n° 2. Répondre à mon avocat qui me relance pour l’audience aux Prud’hommes. Bousculer mon responsable comptable qui n’a toujours pas terminé la trésorerie prévisionnelle que me réclame depuis 3 mois mon banquier.

 

Etre patron d’entreprise aujourd’hui, c’est infernal. C’est formidable, mais ça  n’arrête pas. Une entreprise centenaire, comme la nôtre, ça impose des responsabilités. Envers ses collaborateurs. Envers ses clients. Envers l’environnement. C’est passionnant. Et compliqué.

 

Je n’ai pas le temps. Le temps pour prendre un peu de temps. Pour réfléchir à demain. Pour innover. Pour déléguer. Pour changer de business-model. Pour transformer les méthodes de travail de mes commerciaux. Pour écouter les salariés. Pour comprendre le monde qui change. Pour observer mes concurrents. Pour rencontrer un Cabinet-conseil en marketing.

 

—–

 

Il n’a pas eu le temps.

 

Il a déposé le bilan. La liquidation a été prononcée.

 

Il n’a pas eu le temps…

 

Sic transit mundi.

 

Jean-Philippe Behr

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Le livre papier en dégringolade de 15 %

13 février 2012 1 commentaire

Qui peut encore croire que la chaîne du livre n’est pas en train de vivre une vraie révolution ?

Moins 15 %, c’est la diminution du chiffre d’affaires de l’édition papier, en 2011, aux Etats-Unis (*).

Vous voulez d’autres chiffres ? La catégorie « Adult-hardcover » (primo-édition) est en chute de 19 %. La catégorie « Adult-mass-market » s’effondre de 35 %. Les catégories enfance « Children » sont en baisse de 9 %.

Petit clin d’œil, sans doute significatif de l’état d’esprit outre-atlantique : la catégorie « Religious » est en hausse de 9 %…

Examinés mensuellement, ces chiffres se retrouvent peu ou prou dans chacun des mois. On assiste donc bien à une tendance de fond.

Voilà pour le papier.

Pendant ce temps, les livres numériques (E-books) sont en hausse de 123 %. Cette catégorie représente 17 % du chiffre d’affaires de l’édition aux Etats-Unis. Bien davantage en volume, quand on connait la politique prix d’Amazon !

Tout cela est fort bon, mais c’est bien loin, l’Amérique…

Eh bien, en France, le marché du livre a reculé de 1 % en 2011 (**), continuant à se dégrader pour la seconde année consécutive.

Compte tenu de l’évolution des prix des livres, le tassement des ventes s’établit même à -3% en volume.

La seule catégorie en forte progression est la vente à distance (+5,5%). Voilà une bien mauvaise nouvelle pour nos amis libraires…

La filière économique du livre est la plus importante des industries culturelles. De l’auteur au lecteur, en passant par l’éditeur, le diffuseur, le distributeur, le détaillant ou la bibliothèque, toute la chaîne du livre est en train d’entamer une mutation rapide et profonde, qui nécessitera de conjuguer innovation, nouveaux modèles économiques, nouvelles pratiques d’écriture et de lecture, diversifications, partenariats, etc…

Rappelons, au passage, que le Cabinet BL accompagne dans ces transformations tous les acteurs économiques de la filière. Contactez-nous, pour maîtriser le changement au lieu de le subir !

Sic transit mundi.

Jean-Philippe Behr

(*) chiffres USA :  annuels sur 12 mois glissants, à fin novembre 2011, selon l’A.A.P. : Association of American Publishers. Ne comprend pas le livre scolaire ou universitaire

(**) chiffres France : enquête annuelle Livres Hebdo / I+C

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Où est mon journal ?

Les éléments fondateurs des lois qui organisent la presse (*) à la sortie de la dernière guerre forment un des piliers de la démocratie et sont toujours de la plus grande actualité : le souci de l’indépendance, de la transparence, du pluralisme.

A cette époque, l’information se confondait avec le journal papier. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas.

Alors, ces principes s’adressent-ils au journal, ou bien à l’information ? La réponse va de soi, il s’agit bien de l’information.

En conséquence, aujourd’hui, au nom de ces grands principes fondateurs, doit-on défendre l’information ? Ou bien le journal papier, à grands renforts de subventions publiques (**) ?

Le modèle économique de la presse vacille. Sans revenir ici sur les  « boulets historiques » de la presse, et tout particulièrement ceux de la presse parisienne (coûts de production, coûts de distribution, …), s’effondrent les socles sur lesquels la filière est bâtie.

Sur son passage, le numérique balaie la presse écrite. Les ventes et les recettes publicitaires diminuent. Les petites annonces ont disparu. Dans la PQR, ce ne sont pas les titres qui disparaissent, ce sont les lecteurs : leur âge moyen devient canonique. Et, surtout, l’information de base est partout et gratuite.

En ouvrant le journal, avez-vous envie de lire une information brute, que vous avez déjà apprise la veille, à la radio, à la télé, sur votre smartphone ou votre tablette, par facebook ou par twitter ? Non, plus personne n’a envie de payer un euro ou davantage, pour lire ce qu’il sait déjà.

On change de paradigme ; on passe de la bougie à l’électricité. Inutile d’innover dans la paraffine : il faut tirer des câbles et installer des ampoules.  Et admettre, une fois pour toutes, qu’une ampoule, ça éclaire mieux qu’une bougie.

De nombreux Cassandre prédisent la disparition du journal. Mais l’activité rédactionnelle a un avenir. Parce que l’information, recherchée, vérifiée, mise en perspective, répond et répondra toujours à un vrai besoin.

Evidemment, le chemin sera ardu. Il y a eu et il y aura des morts. Dans les titres, dans les rédactions (pour la première fois cette année, le nombre de cartes de presse a diminué).

Henry Ford disait que s’il avait écouté les clients, on lui aurait demandé des chevaux plus rapides, et il n’aurait pas inventé l’automobile à la portée de tous. Il appartient aux journaux d’inventer la presse de demain, à partir de modèles totalement repensés, à partir d’un nouvel écosystème.

L’information n’a plus de prix, mais elle a un coût. Créer et monétiser un contenu, y apporter de la valeur ajoutée, l’acheminer vers des canaux multiples, y adjoindre une diversification intelligente assise sur la marque, animer des lecteurs-acteurs, c’est tout un art.

Mais de cet art dépend désormais le sort de ce pilier de la démocratie, tel que rappelé en tête de cet article.

Les pouvoirs publics se trompent lourdement, lorsqu’ils subventionnent les bougies… Sauf si c’est pour faciliter la transition vers l’ampoule.

Une fois n’est pas coutume, faisons ici un peu de publicité. Je rappelle que le cabinet BL accompagne les entreprises, et notamment les médias, dans leurs mutations. Les solutions sont plurielles, à partir de l’histoire et des forces et atouts de chaque entreprise. Contactez-nous, en toute confidentialité.

Un journal, c’est la conscience d’une nation (Albert Camus).

Sic transit mundi.

Jean-Philippe Behr

(*) Je veux ici parler de la presse quotidienne d’information générale. Je reviendrai un autre jour sur les magazines et autres périodiques, pour lesquels la situation et les perspectives sont un peu différentes.
(**) 1,2 milliard d’euros, toutes aides et cibles confondues. Par année, bien sûr. – Source DGMIC/rapport Cardoso

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Genèse

11 décembre 2011 Laisser un commentaire

Au commencement, il n’y avait que le Conseil d’Administration.

 

Le premier jour, il créa l’assemblée générale, et se fit reconnaître par elle comme le Maître de toutes choses.

 

Le deuxième jour, il nomma le Président.

 

Le troisième jour, il nomma le Secrétaire.

 

Le quatrième jour, il choisit la grande table ovale autour de laquelle se réunir.

 

Le cinquième jour, il répartit les jetons de présence.

 

Le sixième jour, il choisit un homme et le nomma Directeur Général. Puis il lui dit : « tu travailleras à la sueur de ton front ».

 

Le septième jour, il se reposa.

 

Tout comme le huitième, et tous les jours suivants.

 

Le Conseil d’Administration, ayant tout fait, se reposa.

 

Car le Directeur Général était bon.

 

Jean-Philippe Behr

(Adapté d’un ouvrage aux Editions d‘Organisation)

 

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Enquête Presse-Magazine, ou comment conjuguer banalités, poncifs et lieux communs

7 décembre 2011 Laisser un commentaire

Temps maussade, pluie et fraîcheur… et un coup de gueule… Cette semaine, ça m’a énervé !

Le S.P.M., Syndicat de la Presse Magazine, a rendu publique la synthèse de sa fameuse (fumeuse ?) enquête sur « l’efficacité conjuguée print + web ».

L’étude semble présenter toutes les garanties de taille et de représentativité du panel consulté.

Elle prétend démontrer la parfaite complémentarité entre papier et écrans. Personne n’en doute, mais on peut s’interroger sur la manipulation intellectuelle, tant du questionnaire que de son exploitation.

Dans une enquête d’opinion, pour obtenir ce que l’on cherche à démontrer, il suffit de poser les bonnes questions…

Au-delà de cette  observation, les conclusions tirées de l’étude sont en fait bien peu intéressantes.

« Les sites de presse présents dans le top-100 [des titres] touchent 52 % des internautes ».

Au-delà du top-100, l’audience est minuscule. J’en conclus que près de la moitié des internautes ne lisent pas de magazine… Ce n’est pas très glorieux, d’autant plus que je rappelle, pour mémoire, que 59 % des Français lisent un magazine auquel ils sont abonnés eux-mêmes (source OJD). Ceci, sans compter les lecteurs sans abonnement, qui sont nombreux !

« Plus de 98 % des valeurs perçues par les internautes  » se retrouvent  » sur les sites des marques de presse ».

Ah bon ? Le contraire aurait été étonnant ! Voici donc une information passionnante ! Ça veut donc dire qu’il y a quelque chose de commun entre l’hebdo du Nouvel Observateur et son site ? Je suppose que les agences qui développent les sites prennent soin de ne pas perturber leurs lecteurs, non ?

Gardons le pompon pour la fin :

« En termes de contenus, les lecteurs considèrent que les sites web : enrichissent (82 %), prolongent (62 %), ou complètent (62 %) l’expérience papier ».

Vous apprenez quelque chose, en lisant cela ? Et la subtile distinction entre enrichir, prolonger, compléter, est singulièrement topique.

Je suppose que les adhérents du SPM ont été heureux de savoir qu’ils étaient cohérents avec eux-mêmes…

… et que leur cotisation sert à le leur dire.

Sic transit mundi.

Jean-Philippe Behr

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Quand 1 + 1 vaut moins que 2 (partie 1)

28 novembre 2011 Laisser un commentaire

Grossir, oui mais comment ?

 

Les industries graphiques sont très majoritairement constituées de PMI, indépendantes ou familiales, en situation de rapport de force déséquilibré à l’égard de leurs grands donneurs d’ordre (plateformes, éditeurs, grande distribution, …) ou de leurs fournisseurs (papier, encre, machines).

 

Dans d’autres secteurs industriels (automobile, aéronautique, …), depuis 30 ans, l’activité s’est organisée en une forte concentration des sous-traitants de 1er niveau, et en une stratification des sous-traitants de niveau 2 et 3. Cette organisation est rendue possible par la notion d’ensembliers, l’assemblage ultime restant du ressort du donneur d’ordre final.

 

Ce type d’intégration n’est pas transposable dans le modèle économique des industries graphiques. Le produit final n’est pas décomposable en éléments et sous-éléments.

 

Pour ré-équilibrer le rapport de forces envers leurs partenaires clients et fournisseurs, il semblerait a priori évident que les industriels se regroupent.

 

Une concentration capitalistique devrait aboutir à d’évidentes synergies, sur le plan des achats, de la capacité à négocier des prix de vente, du partage de savoir-faire, de l’optimisation du parc industriel et de la maintenance, de l’accès aux financements, de la réduction des charges administratives et des coûts indirects.

 

Or, il faut constater, à très peu d’exceptions près (CPI ?), que ces tentatives de regroupements ont jusqu’à présent échoué, tant en France qu’en Europe : Quebecor, Arquana, etc…

 

Les raisons en sont multiples. Citons-en simplement deux, assez classiquement rencontrées dans des opérations de croissance externe :

–        L’acquisition de sociétés in-bonis affaiblit la compétitivité de l’entreprise. Le cash-flow généré sera, pendant plusieurs années, ponctionné pour rembourser l’emprunt, en empêchant l’entreprise de s’adapter aux évolutions du marché ;

–        L’acquisition successive de sociétés défaillantes ne crée pas de valeur. Une entreprise en difficulté plus une entreprise en difficulté crée une grosse entreprise en difficulté, pas une entreprise saine.

 

Bien entendu, on peut y rajouter de nombreux autres motifs d’échecs, d’ailleurs souvent issus de dysfonctionnements internes au groupe ainsi constitué.

 

Les synergies évoquées sont donc anéanties par d’autres effets, négatifs. On reviendra sur ce sujet dans un prochain article.

 

Dès lors, se regrouper, cela passe par autre chose que du rapprochement capitalistique, et ça s’appelle du partenariat.

 

Quel qu’en soit la forme (GIE, associations, clubs, groupements d’entreprises, pôles de compétitivité, …), le partenariat consiste à ne mettre en commun que ce qui a du sens.

 

Ainsi, dans la filière, cette idée de partenariats fait-elle son chemin.

 

Le fardeau supporté en groupe est une plume (proverbe maure). Pas seulement parce que la charge est répartie sur plusieurs épaules, mais surtout parce que l’on dispose ainsi de l’intelligence collective pour agir.

 

Sic transit mundi.

 

Jean-Philippe Behr

Je lirai, tu liras, il lira : le futur du roi Lire

20 novembre 2011 Laisser un commentaire

Le « papier électronique » a pour l’instant trouvé son principal débouché dans les liseuses de livres numériques, avec pléthore d’appareils de toutes sortes et de toutes marques : Kindle, Nook, Kobo, Bookeen, Sony, etc…

 

Les liseuses sont en train de trouver leur public. En octobre, 15 % des Américains possèdent une liseuse, deux fois plus qu’il y a six mois. En comparaison, le marché des tablettes peine à décoller, avec seulement 11 % d’utilisateurs. Seuls 3 % possèdent à la fois une tablette et une liseuse.

 

En matière de liseuses, les avancées en matière de recherche & développement m’autorisent à pronostiquer un avenir radieux à toutes les formes de lecture et d’affichage par réflexion, avec une large variété des usages : technologie utilisée, taille et forme des appareils, accès aux contenus.

 

L’encre électronique (E-ink), domine le marché depuis 2006. Son avantage est évidemment la persistance de l’image sans consommation d’énergie. 28 millions de liseuses seront vendues en 2011, utilisant des particules en dioxyde de titane (EPD – ElectroPhoretic Display).

 

Une adaptation de cette technologie, avec des micro-capsules, permet de fabriquer des écrans souples (80 microns, de l’ordre de l’épaisseur d’un papier). L’utilisation de filtres permet d’y adjoindre la couleur.

 

La technologie EWD (Electro-Wetting Display) est basée sur le comportement d’un mélange eau/huile colorée. L’application d’une tension électrique modifie la tension de surface, et l’eau repoussant l’huile permet par réflexion la vue de la surface sous-jacente. La taille du pixel est extrêmement petite ; le changement est suffisamment rapide pour permettre l’affichage vidéo ; la consommation d’énergie reste faible ; le contraste est meilleur que tout autre système et se rapproche de celui sur papier. Avec un dispositif bi-couche, on ne perd plus les deux-tiers de la luminosité comme les technologies utilisant des filtres. Le procédé est 4 à 8 fois plus contrasté que les cristaux liquides (LCD).

 

Sa variante EFD (ElectroFluidic Display) améliore encore le contraste (plus de 85 %) en intégrant directement dans l’eau des pigments, qui sont projetés sur le substrat visible.

 

Les écrans IMOD (Interferometric MOdulator Display) reposent sur un réseau d’éléments réagissant à des modulateurs similaires à ceux des écrans LCD. Un élément, soit absorbe la lumière en apparaissant noir, soit la réfléchit à une longueur d’onde particulière, en utilisant des effets graduels de diffraction. Le procédé est très peu consommateur d’énergie ; les changements d’état (30 fois par seconde) permettent l’affichage vidéo.

 

Sans rentrer dans les détails, les propriétés des changements de phase de divers cristaux liquides font toujours l’objet de nombreuses recherches. Par exemple, le procédé ChLC (Cholesteric Liquid Crystal) est basé sur des cristaux liquides à structure hélicoïdale. Pris en sandwich entre deux écrans, le pas de l’hélice varie en fonction de la température, permettant de moduler la réflexion de la lumière. Comme pour l’EPD, l’image se maintient sans consommation d’énergie. Mais, en l’état de la recherche, la vitesse de rafraîchissement de l’image est lente.

 

Enfin, n’oublions pas les recherches sur les matrices actives basées sur des transistors organiques, directement appliquées sur des supports flexibles, y compris le papier… Pilotées comme n’importe quel circuit électronique, elles fonctionnent en couleur par voie soustractive avec des filtres couleurs cyan, magenta et jaune.

 

Ainsi observe-t-on des progrès considérables sur les écrans d’affichage par réflexion, en matière de couleur, de vitesse de rafraîchissement, et d’effacement des images fantômes.

 

Le marché mondial des liseuses électroniques devrait tripler entre 2011 et 2017.

 

C’est sans compter, dans certains pays, l’équipement progressif des écoles. Sans nécessiter un bouleversement profond des pratiques pédagogiques, avec un appareil bien meilleur marché qu’un ordinateur ou une tablette, le marché potentiel pour la formation initiale est estimé au double de celui pour les loisirs. La Russie ou la Corée ont commencé à équiper leurs écoles, en remplacement des livres papier…

 

Compte tenu de ses caractéristiques, le papier électronique par réflexion pourrait supplanter la technologie actuelle des cristaux liquides, et s’implanter sur tous les dispositifs imaginables : affichage extérieur, posters, signalisation, cartes (de vœux, de visite, postales), montres, afficheurs divers (par exemple dans les magasins, ou sur les appareils électro-ménagers), mais aussi smartphones, tablettes, téléviseurs.

 

Mais n’oublions pas le papier. Je rappelle, si besoin est, que les lecteurs d’E-books lisent davantage, et achètent davantage de livres (traditionnels) !

 

Sic transit mundi.

 

Jean-Philippe Behr

 

Le Cabinet BL accompagne et conseille les entreprises dans toutes leurs phases de développement : entreprises innovantes, mutations et réorganisations, fusions-acquisitions, investissements et projets, management, etc…

 

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