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Archive for avril 2012

L’écriture est la peinture de la voix

Voilà donc des mois, des années, que le champ économique occupe le premier plan de l’espace médiatique, de l’espace politique.

 

Sacrifions donc à la tendance, écoutons le sage et cynique Oscar Barenton.

 

Avoir fait fortune, c’est posséder un peu plus d’argent que les gens qu’on fréquentait la veille. Juste assez pour pouvoir les laisser tomber.

 

Mieux vaut investir une place forte qu’un capital. Il arrive qu’une place forte soit rendue. Un capital investi ne se rend jamais.

 

Un aventurier est toujours de bas étage. S’il était de haut étage, ce serait un homme d’affaires.

 

Les économistes ont raison, le capital est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.

 

On travaille mal dans une usine où l’on ne voit pas clair. Pour qu’on y voie clair, il faut un bon éclairage et une bonne comptabilité.

 

Pour diriger les hommes, il faut les connaître. Pour les connaître, il faut les écouter.

 

Tout se paie, et il y a deux monnaies : l’argent, et la satisfaction de vanité. Si vous avez le choix, et que vous êtes débiteur, payez en vanité, car c’est une monnaie que vous émettez vous-même et dont l’émission n’a pas de plafond. Si vous êtes créancier, choisissez l’argent : vous aurez la vanité par surcroît.

 

Un journal ne peut pas écrire : « N’achetez pas les produits de la société Lambda, ils ne valent rien », ce serait de la diffamation. Mais il peut écrire : « N’achetez pas les actions de la société Lambda », parce que ça, c’est de l’information financière.

 

Merci à Voltaire, pour le titre de ce billet.

 

Sic transit mundi.

 

Jean-Philippe Behr

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Cachez ce client que je ne saurais voir

7 avril 2012 1 commentaire

Je croyais que le client était la personne la plus importante de l’entreprise ?

Que l’entreprise ne vit que parce qu’elle a des clients ? Qu’elle les comprend ? Et que la  relation avec chaque client est particulière ?

Cette semaine, profitant d’un passage Porte de Versailles, je me suis égaré dans le salon « Stratégie clients – le Salon de la relation clients ».

Je n’ai pas été déçu…

En matière de relation clients, tout est fait pour ne pas avoir de relation directe avec lui.

Entre l’entreprise et le client, on s’acharne à interposer des machines et des robots, des logiciels et des systèmes, des intermédiaires et des médiateurs.

J’ai vu des systèmes de gestion de bases de données clients. Des logiciels d’analyse du parcours d’achat. Des systèmes automatisés de fidélisation et de communication, de détection des attentes des clients (!), de mesure d’insatisfaction, de traitement des réclamations. Des solutions d’externalisation de la relation clients (re- !). Des services clients « low-cost » (oui, ça existe).

J’ai vu des CRM, qui ressemblent davantage à des « Commerciaux Reporting Management » qu’à des « Customer Relationship Management ».

J’ai vu l’impressionnant stand de l’Île Maurice, propagande d’avantages fiscaux pour l’implantation de centres d’appel.

Bref, en guise de « relation clients », il semble donc surtout essentiel… de ne pas avoir de relation directe avec lui.

Vous y comprenez quelque chose, vous ?

Sic transit mundi.

Jean-Philippe Behr

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